Stress, fatigue et douleurs chroniques : comprendre le rôle du cortisol
2026-01-12

Vous consultez pour des douleurs chroniques, de la fatigue persistante ou des troubles digestifs fonctionnels ? L'ostéopathie offre une lecture unique de ces symptômes en identifiant la "chaîne du stress" : un système de cascade hormonale entre le cerveau et les glandes périphériques.

Par la palpation et les tests de mobilité, l'ostéopathie détecte les tensions musculaires anormales, les déséquilibres entre système nerveux sympathique et parasympathique, et les signes d'épuisement hormonal.

Dans cet épisode, découvrez comment le stress chronique dérègle votre cortisol, pourquoi votre corps se crispe même au repos, et comment l'ostéopathie décode les signaux physiques d'un organisme épuisé.

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Présentation de l'invité

Taylan Yilmaz est ostéopathe et gestionnaire du Centre Médical Hautbiermont. Il explore les connexions entre le stress chronique, les douleurs de dos, et les troubles digestifs. En tant que praticien, il souligne l'importance de comprendre le corps dans sa globalité, où chaque système influence les autres. Dans cet épisode, il parle du lien étroit entre fatigue chronique, stress permanent et douleurs musculo-squelettiques.

Résumé

Vous dormez suffisamment mais vous vous réveillez fatigué. Vous avez mal partout sans raison apparente. Vous êtes irritable sans vraiment comprendre pourquoi. Ces symptômes vous parlent ? Vous n'êtes pas seul. De nombreux patients consultent des ostéopathes pour des douleurs chroniques qui cachent en réalité un déséquilibre hormonal profond lié au stress. Plongeons dans les mécanismes fascinants qui relient notre système nerveux, nos hormones et nos douleurs physiques.

Les signes qui alertent

Des patients fatigués qui ne comprennent pas pourquoi

Lorsqu'on pense ostéopathie, on imagine souvent un praticien qui manipule une vertèbre bloquée ou qui traite une douleur au dos. Pourtant, de nombreux patients franchissent la porte du cabinet avec un profil bien différent. Ils sont épuisés, irritables, et souffrent de douleurs diffuses qu'aucun examen médical ne parvient à expliquer.

Ces personnes ont généralement déjà consulté plusieurs médecins. Elles ont passé des bilans, fait des imageries. Tout est normal sur le papier. Pourtant, leurs symptômes sont bien réels. Elles ressentent des douleurs articulaires, musculaires ou nerveuses sans lésion identifiable. Et surtout, elles sont épuisées d'une fatigue qui ne passe pas, même après des nuits complètes de sommeil.

Les motifs de consultation les plus fréquents dans ces cas incluent l'irritabilité marquée, les troubles du sommeil persistants, une sensation constante d'avoir chaud ou froid, et un sommeil non récupérateur. S'ajoutent souvent des troubles digestifs fonctionnels, avec des inconforts abdominaux sans pathologie identifiable, ainsi que des douleurs dans le cou, le dos ou la région dorsolombaire.

Deux types d'irritabilité

L'irritabilité n'a pas toujours la même origine. Il existe une irritabilité mécanique, liée à un traumatisme physique. Par exemple, une personne ayant subi un coup du lapin non traité peut développer une raideur progressive qui la rend nerveuse. Son entourage lui fait remarquer qu'elle est devenue difficile à vivre, mais elle-même ne comprend pas toujours le lien avec son ancien accident.

Puis il y a l'irritabilité liée à la fatigue métabolique. Celle-ci s'accompagne d'autres symptômes : troubles du sommeil, problèmes digestifs et surtout chronicité. Ces patients expliquent que leurs symptômes durent depuis des mois, voire des années. Ils ont consulté de nombreux praticiens, essayé différentes approches, mais rien ne résout durablement leur problème.

Le stress selon l'ostéopathie : bien plus que du mental

Nous avons tous une certaine dose de stress au quotidien. Ce stress positif nous permet d'avancer, d'être éveillés, de passer à l'action. Un sportif avant sa compétition connaît un pic de stress qui optimise sa performance. Une fois l'événement terminé, tout redescend naturellement et le corps se repose.

Le problème survient avec le stress ambiant chronique. Certains patients en ont parfaitement conscience et établissent facilement le lien entre leur environnement stressant et leurs symptômes. Mais d'autres ne font absolument pas cette connexion. Pour eux, tout va bien. Ils ont un caractère fort, ils affrontent les difficultés, ils avancent. Pourtant, leur organisme manifeste des signes cliniques évidents pour un ostéopathe expérimenté.

Ces signes sont détectables par la palpation et les tests de mobilité. L'ostéopathe peut identifier ce qu'on appelle la chaîne du stress, un système de cascade hormonale qui fonctionne entre le cerveau et différentes glandes situées dans le corps. Ces zones corporelles donnent des indications précieuses sur l'état hormonal et endocrinien du patient.

Les mécanismes hormonaux du stress

La chaîne du stress : du cerveau aux glandes périphériques

Au sommet de cette chaîne se trouvent deux glandes centrales situées dans le cerveau : l'hypothalamus et l'hypophyse. Ces véritables généraux coordonnent l'ensemble du système hormonal. Ils envoient des signaux vers des glandes périphériques qui assurent ensuite différentes fonctions.

La thyroïde joue un rôle de relais crucial entre ce qui se passe au niveau digestif et le cerveau. Mais c'est surtout la glande surrénale qui nous intéresse ici. Cette petite glande située au-dessus des reins est la véritable gestionnaire de notre relation à l'environnement et au stress.

La surrénale produit plusieurs types d'hormones. Elle libère les corticoïdes, dont le fameux cortisol, mais aussi les peptides qui agissent sur la digestion et l'inflammation, ainsi que les catécholamines comme l'adrénaline et la noradrénaline qui nous donnent notre capacité d'excitation et augmentent notre tonus musculaire.

Le cortisol : ami ou ennemi ?

Le cortisol souffre d'une mauvaise réputation. On en parle souvent comme d'une hormone néfaste. Pourtant, il est absolument indispensable. Le cortisol agit avant tout comme un anti-douleur naturel. Il nous permet d'avoir un bon tonus musculaire, de rester éveillés, d'être dans un état de confort face à notre environnement.

Le problème n'est donc pas le cortisol en lui-même, mais sa quantité et surtout le moment où il est présent ou absent. Notre taux de cortisol suit normalement un rythme précis au cours de la journée. Pendant la nuit, le corps reconstitue ses réserves. Au réveil, nous devrions avoir un réservoir bien rempli. Au fil de la journée, la surrénale libère progressivement ce cortisol pour nous maintenir éveillés et en forme. Puis, vers 21 ou 22 heures, le taux doit chuter pour permettre au système nerveux de se relâcher et favoriser l'endormissement.

Mais chez les personnes stressées chroniquement, cette courbe est perturbée. Certains ont un taux de cortisol trop élevé le soir : résultat, impossible de s'endormir. D'autres ont un taux trop faible le matin : au réveil, ils sont épuisés. Leur taux augmente progressivement dans la journée, mais ils ne retrouvent jamais la forme optimale de quelqu'un dont la courbe de cortisol fonctionne correctement.

Le stress dans notre monde moderne

Du chasseur-cueilleur à l'hyperconnecté : l'évolution du stress

Pour comprendre notre relation actuelle au stress, il faut remonter à nos origines. À l'époque des chasseurs-cueilleurs, le stress était ponctuel mais intense. On vivait relativement tranquille, puis soudain il fallait fuir un prédateur ou chasser pour se nourrir. La surrénale libérait alors massivement de l'adrénaline pour l'excitation et du cortisol pour éviter la douleur, augmenter la perfusion sanguine, mettre le transit au repos et envoyer le sang vers les muscles.

Une fois le danger passé, tout redescendait et le corps retrouvait un niveau hormonal stable. Le stress était très fort mais très court.

Aujourd'hui, nous vivons dans une excitation chronique constante. Dès le réveil, les problèmes commencent. Le téléphone sonne, les notifications affluent. Jusqu'au coucher, nous sommes sollicités en permanence. Nous n'avons plus de véritables moments de calme, même le week-end. Cette stimulation environnementale trop forte et trop constante maintient notre système en alerte perpétuelle.

Le stress ambiant : au-delà des situations évidentes

Le stress chronique ne se limite pas aux cas évidents de harcèlement professionnel. Un stress ambiant, c'est quelque chose de constant. Même s'il n'est pas très intense, sa régularité suffit à créer de la chronicité.

Beaucoup de patients ne se reconnaissent pas comme stressés. Ils ont tellement l'habitude de fonctionner dans ce mode qu'ils le considèrent comme normal. Mentalement, ils tiennent bon grâce à un caractère fort. Mais leur organisme, lui, commence à montrer des signes de fatigue.

On peut même aimer son travail et être en surcharge. Le stress ne vient pas nécessairement d'une situation déplaisante, mais d'une sollicitation excessive. En médecine, on parle de fractures de stress : ce ne sont pas des fractures causées par un choc, mais par une sollicitation répétée d'une zone qui finit par céder. Un joueur de hockey peut ainsi sortir d'un match avec une fracture au pied sans avoir reçu le moindre coup, simplement parce que la zone a été sollicitée de manière chronique. Le même mécanisme s'applique au stress hormonal.

Les manifestations physiques du stress chronique

Ce qui se passe dans le corps sous stress constant

Lorsque le stress s'installe, les premiers signes sont inflammatoires. Les patients développent un tonus musculaire excessif, même au repos. Ce tonus est facilement détectable pour un ostéopathe.

Normalement, un muscle au repos présente une tension physiologique qui varie selon la position du corps. Debout, certains muscles doivent travailler contre la gravité pour maintenir notre posture. Allongé, cette tension devrait diminuer puisque c'est la table qui supporte le poids du corps. Si la tension persiste en position couchée, c'est le signe d'un stress musculaire permanent.

Cette hypertonicité ne touche pas seulement les muscles squelettiques. Les muscles digestifs sont également concernés. Le tube digestif fonctionne grâce à des contractions musculaires autonomes qui font progresser le bol alimentaire. Ces muscles lisses peuvent eux aussi développer des tensions anormales chez les patients stressés, ce qui explique les troubles digestifs fréquemment associés à la fatigue chronique.

Orthosympathique et parasympathique : l'équilibre perdu

Notre système nerveux se divise en deux branches complémentaires. Le système orthosympathique nous maintient éveillés et nous permet d'agir volontairement. C'est lui qui nous permet de marcher, de bouger, de réagir. Le système parasympathique, quant à lui, gère les fonctions automatiques comme la digestion.

Ces deux systèmes sont indissociables et forment ensemble notre système nerveux central. Ils fonctionnent en balance. Quand nous devons courir, le sang doit aller vers les muscles périphériques et le transit intestinal se met au repos. Après un bon repas, le sang doit irriguer l'intestin et non les muscles.

Le problème surgit lorsque le système orthosympathique prend le dessus de manière chronique. Une personne constamment sous excitation mentale verra son système digestif mal fonctionner, car le parasympathique n'est plus suffisamment sollicité. Inversement, quelqu'un souffrant d'un ulcère peut développer des douleurs mécaniques dans le dos ou entre les omoplates, car la perturbation du parasympathique influence le système orthosympathique. Le système nerveux cherche alors un échappatoire et manifeste sa souffrance par des douleurs physiques.

Les solutions pour retrouver l'équilibre

Comment activer le système parasympathique

L'objectif dans notre société moderne est de solliciter davantage le système parasympathique. La respiration, le sommeil de qualité et les moments de réel confort permettent au système orthosympathique de se calmer et au parasympathique de reprendre sa place.

Peut-on basculer rapidement d'un système à l'autre, par exemple avant un repas après une réunion stressante ? La réponse dépend de l'intensité du stress initial. Quelqu'un qui sort d'une situation très stressante, tremblant et transpirant, aura besoin de beaucoup de temps pour redescendre. Le premier conseil reste donc pragmatique : fuir l'environnement stressant.

Plusieurs outils peuvent ensuite aider : la cohérence cardiaque, la méditation, la sophrologie. L'activité physique présente un paradoxe intéressant. Bien qu'elle sollicite le système orthosympathique, elle le fait différemment et permet finalement de diminuer le seuil global de stress. Elle crée une fatigue musculaire saine et une déconnexion mentale bénéfique.

La lecture constitue également un excellent outil. Elle nécessite d'être assis ou allongé, ce qui induit déjà un relâchement musculaire. Elle requiert du silence, denrée rare dans notre société bruyante. La lecture favorise la concentration dans une recherche de confort intellectuel et ancre dans le moment présent en nous plongeant dans une histoire.

L'approche ostéopathique

Tester la mobilité avant tout

L'ostéopathie ne traite pas un symptôme isolé mais le patient dans sa globalité. La différence fondamentale avec la médecine conventionnelle réside dans cette approche. Si un patient consulte un médecin sans symptôme particulier, il n'y a pas vraiment de champ d'action possible hormis des conseils d'hygiène de vie.

En ostéopathie, les tests de mobilité révèlent des dysfonctions, des pertes et des déséquilibres même en l'absence de douleur. Ces déséquilibres doivent être travaillés car ils génèrent des cascades de compensations qui finiront par créer de l'inconfort.

Pour un épuisement surrénalien suspecté, l'ostéopathe testera la région correspondant à la surrénale, notamment la douzième vertèbre thoracique et les deux dernières côtes. Il vérifiera la position du diaphragme. Il palpera la région de la thyroïde en testant les cinquième et sixième vertèbres cervicales où elle s'attache. Il cherchera des signes d'épuisement du parasympathique au niveau des cervicales hautes ou une hyperexcitation du système orthosympathique entre les omoplates.

Cette approche globale permet de relier les différents éléments de la chaîne. Par exemple, une compression diaphragmatique peut gêner le passage de la veine cave, là où circulent les hormones. Libérer le thorax améliore alors la ventilation, dégage le retour veineux et facilite le transport hormonal vers le cœur. Chaque patient présente une cartographie unique de pertes de mobilité, ce qui explique pourquoi le traitement diffère toujours d'une personne à l'autre, même pour un motif similaire.

Quand orienter vers d'autres professionnels

L'ostéopathe reconnaît les limites de son action. Si un patient ne présente aucun trouble physique détectable, s'il bouge bien et n'a pas mal, l'ostéopathe n'a pas de porte d'entrée dans son système nerveux central. Une orientation vers un bilan médical devient alors nécessaire.

Un bilan sanguin ou une analyse salivaire de la courbe de cortisol sur une journée permet d'obtenir des indications précises. Ces données guident ensuite les interventions : que faire, à quel moment et surtout pourquoi. Cela évite de donner des compléments alimentaires au hasard, qui peuvent fonctionner pour certains mais pas pour d'autres simplement parce qu'ils ne sont pas adaptés ou pris au mauvais moment.

La philosophie du soin ostéopathique

Une approche prudente consiste à éviter de toucher un patient stable. Même si l'ostéopathe détecte des déséquilibres, tant que le patient est dans un état de confort relatif, stimuler son système nerveux central comporte des risques. Des réactions inattendues peuvent survenir et déstabiliser un équilibre fragile mais fonctionnel.

Moins on touche, mieux on se porte. Cette affirmation peut surprendre venant d'un ostéopathe, mais elle reflète une réalité importante. Il faut éviter de tomber dans la chronicité de soins, avec des séances mensuelles de confort ou de prévention systématique. L'ostéopathe doit intervenir en réponse à un besoin réel, pas par habitude ou par facilité.

Le lien indissociable entre émotion et somatisation

Tout trouble émotionnel finit par se traduire en douleur physique. C'est ce qu'on appelle la somatisation : l'interprétation physique de l'état émotionnel. Ces deux dimensions sont indissociables.

Travailler sur l'aspect physique peut créer une boucle positive sur l'émotion. L'ostéopathie stabilise, accompagne et améliore la situation. Mais elle ne résout jamais le problème à sa source. Pour régler définitivement les troubles somatiques, il faut traiter la dimension émotionnelle. Cela nécessite souvent l'intervention d'autres praticiens spécialisés dans cet aspect.

Notes de l'émission

Littérature pour aller plus loin :

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Musazzi, L., Sala, N., Tornese, P., Gallivanone, F., Belloli, S., Conte, A., Di Grigoli, G., Fengyan, L., Treccani, G., Bazzini, C., Casati, M., Tiraboschi, E., Marceglia, S., Guglielmo, G., Moresco, R. M., & Popoli, M. (2023). The role of cortisol in chronic stress, neurodegenerative diseases, and psychological disorders. Cells, 12(24), 2845. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10706127/

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Weissman, D. G., Guyer, A. E., Ferrer, E., Robins, R. W., & Hastings, P. D. (2021). Correlation of sympathetic and parasympathetic nervous system activity during rest and acute stress tasks. International Journal of Psychophysiology, 162, 60-68. https://doi.org/10.1016/j.ijpsycho.2021.01.015

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