Insuline, inflammation, stress : pourquoi perdre du poids est bien plus complexe qu'une histoire de calories
2026-02-09

Votre corps résiste à l'insuline, et vous ne le savez probablement pas. Inflammation chronique, prise de poids inexpliquée, fatigue, troubles digestifs… Le Dr Anne Lucas nous explique pourquoi "manger moins, bouger plus" ne fonctionne pas, et ce qui se passe vraiment au niveau biologique.

Dans cet épisode, on aborde :
👉 Pourquoi l'insuline est la vraie clé pour comprendre la prise de poids
👉 Le lien entre inflammation chronique, microbiote et résistance à l'insuline
👉 Comment le stress chronique fait monter votre glycémie — sans manger de sucre
👉 Pourquoi votre tolérance aux glucides n'est pas la même que celle de votre voisin
👉 Le rôle du muscle (souvent ignoré) dans la gestion du poids
👉 Les erreurs alimentaires les plus courantes : diabolisation des lipides, manque de protéines, régimes hypocaloriques à répétition

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Présentation de l'invité

Le Dr Anne Lucas est pharmacienne spécialisée en micronutrition et santé métabolique, enseignante à la Faculté de médecine Paris-Cité. Elle accompagne au quotidien des patients souffrant de troubles métaboliques (surpoids, obésité, résistance à l'insuline).

Résumé

Depuis des décennies, on nous répète la même équation simpliste : pour perdre du poids, il suffit de manger moins et de bouger plus. Calories in, calories out. Le surpoids serait une question de volonté, de discipline, de rigueur. Et pourtant, malgré des millions de régimes hypocaloriques suivis à la lettre, l'épidémie d'obésité ne cesse de progresser. Le diabète de type 2 explose. Les pathologies métaboliques se multiplient.

Et si le problème n'était pas un manque de volonté, mais un manque de compréhension ? C'est la conviction de la Docteure Anne Lucas, pharmacienne spécialisée en micronutrition et consultante en santé métabolique. Pour elle, la clé de voûte des troubles du poids se nomme l'insuline — et les mécanismes en jeu sont bien plus profonds qu'un simple déséquilibre calorique.

L'insuline : bien plus qu'une hormone de la glycémie

Ce qu'on apprend à la fac — et ce qu'on oublie de dire

Quand on apprend l'insuline sur les bancs de la faculté, on retient une chose : c'est l'hormone qui fait baisser la glycémie. Notre taux de sucre dans le sang doit rester dans une plage relativement étroite — entre 0,7 et 1,2 gramme par litre environ — pour assurer le bon fonctionnement de notre système nerveux central. Lorsque l'on consomme des glucides, la glycémie monte. L'insuline, sécrétée par les cellules bêta du pancréas, intervient alors pour ramener ce taux à la normale.

C'est exact. Mais c'est terriblement réducteur.

La lipogenèse de novo : quand le glucose devient du gras

Car pour remplir ce rôle de « stabilisateur de la glycémie », l'insuline déclenche toute une cascade de réactions biochimiques dont on parle beaucoup moins. La plus importante d'entre elles : la lipogenèse de novo. En clair, l'insuline est l'hormone qui ordonne à notre corps de fabriquer du gras à partir de l'excès de glucose.

Le mécanisme est simple à comprendre. Quand on ingère des glucides, le glucose qui en résulte est d'abord stocké sous forme de glycogène dans le foie et les muscles. Mais ces réserves sont limitées et saturent rapidement. Tout l'excédent est alors converti — sous l'action de l'insuline — en acides gras, eux-mêmes stockés sous forme de triglycérides dans les adipocytes, nos cellules graisseuses.

Redéfinir le surpoids : une question de masse grasse, pas d'IMC

Si l'on devait redéfinir correctement le surpoids et l'obésité, explique la Docteure Lucas, on parlerait d'un excès de masse grasse — et non d'un simple IMC supérieur à 25, un indicateur trop grossier qui classe certains athlètes de haut niveau comme « en surpoids » alors qu'ils n'ont aucun trouble métabolique. La vraie question, c'est : d'où vient cet excès de masse grasse ? Et la réponse passe inévitablement par l'insuline.

La double peine : quand l'insuline verrouille l'accès à vos réserves de gras

Stocker le gras et ne plus pouvoir y accéder

Le problème de l'hyperinsulinisme chronique ne s'arrête pas à la fabrication de gras. Il y a ce que la Docteure Lucas appelle « la double peine ».

Première peine : l'insuline active à fond la lipogenèse. Deuxième peine : quand elle reste élevée trop longtemps, elle inhibe la lipolyse — c'est-à-dire la capacité de l'organisme à puiser dans ses réserves de graisse pour produire de l'énergie.

Le cercle vicieux de la faim métabolique

Le résultat est un véritable piège métabolique. La personne en surpoids a faim, non pas par gourmandise, mais parce que son corps manque d'énergie disponible. Le gras est là, stocké en abondance, mais l'insuline en verrouille l'accès. Le cerveau, privé de cette source d'énergie, envoie alors des signaux de faim. La personne mange davantage, sécrète encore plus d'insuline, stocke encore plus de gras. Le cercle vicieux est bouclé.

Pour le briser, il n'y a pas d'autre intervention possible que de réussir à réverser l'insulinorésistance et diminuer cet hyperinsulinisme chronique. C'est faisable, assure la Docteure Lucas, mais cela demande d'aller bien au-delà de la simple restriction calorique.

Pourquoi trop de glucose dans le sang est dangereux : le stress glycan

La glycation : quand le sucre attaque vos protéines

On pourrait se demander : pourquoi le corps cherche-t-il tant à sortir le glucose du sang ? Parce que l'hyperglycémie chronique provoque ce qu'on appelle la glycation — ou stress glycan.

Lorsque le glucose est trop présent dans le sang, il se fixe sur les protéines et en modifie irréversiblement la structure. Cette réaction produit ce que les scientifiques appellent les AGE (Advanced Glycation End Products). Ces produits de glycation avancée vont ensuite se fixer sur des récepteurs spécifiques — les récepteurs RAGE — et déclencher de l'inflammation.

Des conséquences en cascade sur tout l'organisme

Les conséquences sont multiples et graves : atteintes oculaires, rénales, cardiovasculaires, neurologiques. C'est d'ailleurs ce qui fait toute la sévérité d'un diabète de type 2 mal équilibré. Le stress glycan figure parmi les grands mécanismes physiopathologiques que l'on cherche à limiter lorsqu'on travaille sur la longévité et le bien vieillir, au même titre que le stress oxydant et l'inflammation systémique de bas grade.

Le lien bidirectionnel entre inflammation chronique et insulinorésistance

Des voies de signalisation qui convergent

C'est ici que l'histoire se complexifie considérablement — et devient passionnante.

On sait aujourd'hui que les voies de signalisation de l'insuline et celles de l'inflammation convergent. La relation est bidirectionnelle. Toute inflammation systémique de bas grade peut engendrer une insulinorésistance en perturbant la voie de signalisation de l'insuline. Et inversement, l'hyperinsulinisme chronique active les voies inflammatoires via des kinases spécifiques, notamment NF-κB.

Maladies inflammatoires et insulinorésistance : un lien prouvé

En termes concrets, cela signifie qu'une personne souffrant d'une maladie inflammatoire chronique — une polyarthrite rhumatoïde, par exemple — peut développer une insulinorésistance sans jamais avoir eu de problème particulier avec sa consommation de glucides. Des études montrent qu'un patient diabétique de type 2 a un risque accru de développer une maladie auto-immune, et inversement.

L'obésité est une maladie inflammatoire

Par ailleurs, les adipocytes hypertrophiés — les cellules graisseuses gorgées d'acides gras — ne sont pas des cellules inertes. Ils fonctionnent comme de véritables glandes endocrines et produisent des cytokines pro-inflammatoires. L'obésité est, en soi, une maladie inflammatoire.

L'écosystème intestinal au cœur de l'inflammation métabolique

Microbiote, mucus, muqueuse : le trio à préserver

Parmi les sources majeures de cette inflammation pathologique, l'écosystème intestinal occupe une place centrale. Derrière la barrière intestinale se trouve plus de 70 % de notre système immunitaire. Lorsque cet écosystème est déséquilibré — microbiote perturbé, mucus de mauvaise qualité, hyper-perméabilité intestinale (le fameux leaky gut) — les conséquences sur l'inflammation systémique sont considérables.

L'endotoxémie métabolique : quand l'intestin nourrit l'insulinorésistance

Un mécanisme particulièrement bien documenté est celui de l'endotoxémie métabolique. Des fragments de parois bactériennes de bacilles Gram négatifs — le LPS (lipopolysaccharide) — traversent la muqueuse intestinale fragilisée, sont transportés par une protéine appelée LBP (que l'on peut d'ailleurs doser en laboratoire) et vont se fixer sur les récepteurs TLR4 du système immunitaire. Le résultat : déclenchement de l'inflammation et insulinorésistance au niveau hépatique, musculaire et adipeux.

Ce lien entre microbiote et troubles métaboliques est aujourd'hui clairement établi. C'est pourquoi tout professionnel de santé bien formé à l'approche fonctionnelle, lorsqu'il accompagne un patient en surpoids, s'intéressera rapidement à l'état de son écosystème intestinal, au-delà de la seule question alimentaire.

Vitamine D et oméga-3 : les carences qui entretiennent l'inflammation

Deux facteurs nutritionnels jouent un rôle majeur dans l'entretien de cette inflammation pathologique. Le premier est le déficit en vitamine D, véritable chef d'orchestre du système immunitaire, qui exerce un effet trophique sur les lymphocytes T régulateurs et permet de moduler la réponse inflammatoire. Le second est le déséquilibre entre oméga-6 et oméga-3 dans nos membranes cellulaires. Le rapport acide arachidonique (oméga-6) / acide eicosapentaénoïque (oméga-3) atteint 20 à 25 pour 1 en France, 50 pour 1 aux États-Unis, alors que l'idéal serait entre 1 et 4 pour 1. Ce déséquilibre fait que la moindre réponse inflammatoire est amplifiée de manière disproportionnée — et finit par se chroniciser.

Comment le stress chronique fait monter votre glycémie — sans manger de sucre

Le cortisol, l'autre hormone qui dérègle tout

Voilà un point souvent méconnu et pourtant crucial. Il est tout à fait possible de développer un hyperinsulinisme chronique sans consommer de glucides en excès. Le coupable ? Le stress chronique.

Lorsqu'une personne est stressée en permanence — par son travail, ses relations, sa charge mentale — elle suractive en continu son axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien. Ses glandes surrénales produisent alors un excès de cortisol, l'hormone du stress. Or le cortisol a un effet diamétralement opposé à celui de l'insuline : il fait monter la glycémie.

Le cortisol est normalement sécrété de manière rythmée au cours de la journée : un pic le matin pour nous réveiller, puis une diminution progressive pour laisser place à la mélatonine et permettre un sommeil récupérateur. Chez une personne en stress chronique, ce rythme est perturbé : le cortisol reste élevé de manière quasi constante, provoquant des hyperglycémies répétées, ce qui force le pancréas à produire davantage d'insuline.

Quand le stress dérègle vos neuromédiateurs et vos envies de sucre

Mais l'impact du stress va plus loin encore. Il agit aussi sur nos neuromédiateurs. Le stress chronique dérive les acides aminés — tryptophane et tyrosine — qui devraient servir à produire la sérotonine et la dopamine. Privé de sérotonine, le cerveau pousse la personne vers les aliments sucrés pour trouver un substitut de récompense et de réconfort. Quand on dit à un patient qu'il « manque de volonté », on devrait plutôt comprendre que tout est orchestré dans sa biochimie pour qu'il ne puisse pas résister.

Pourquoi votre tolérance aux glucides n'est pas la même que celle de votre voisin

L'une des erreurs les plus répandues en nutrition est de penser qu'un modèle alimentaire universel peut convenir à tout le monde. En matière de glucides, la tolérance est profondément individuelle et dépend de multiples facteurs.

Le poids de la génétique

Certains polymorphismes génétiques réduisent considérablement la capacité à métaboliser les glucides. L'APOE, par exemple, est un polymorphisme habituellement associé au métabolisme des lipides, mais il intervient aussi dans la tolérance aux glucides. Une personne APOE2 peut n'avoir quasiment aucune tolérance aux glucides — moins de 20 grammes par jour —, sous peine de développer un trouble métabolique. L'amylase salivaire, certains polymorphismes thyroïdiens entrent également en jeu.

Le rôle des antécédents familiaux et du diabète gestationnel

Une femme ayant développé un diabète gestationnel pendant sa grossesse — un hyperinsulinisme physiologique devenu pathologique — présente un risque nettement accru de diabète de type 2 par la suite. L'enfant à naître est lui aussi plus à risque. Quand on retrouve dans une famille des cas de surpoids, d'obésité ou de diabète de type 2, la vigilance sur l'apport en glucides doit être renforcée.

Activité physique, sédentarité et masse musculaire

Plus on est actif, plus on tolère les glucides. Mais attention : il ne suffit pas de faire du sport trois fois par semaine si l'on passe le reste de la journée assis devant un écran. Le concept de « sportif sédentaire » a émergé ces dernières années, porté par des études montrant que casser la position assise toutes les 45 minutes à une heure par 10 squats au poids du corps était aussi efficace pour la santé cardiovasculaire que 30 minutes de marche quotidienne.

La masse musculaire joue aussi un rôle déterminant. Plus elle est importante, plus l'organisme est capable de capter et d'utiliser le glucose efficacement, réduisant ainsi la sollicitation de l'insuline. Le muscle est un véritable organe de régulation métabolique.

Le muscle : l'organe de la longévité qu'on a oublié

Pourquoi le cardio ne suffit pas pour perdre du poids

Quand on pense « perte de poids », on imagine des tapis de course, des vélos elliptiques, des heures de cardio. Or c'est une erreur de raisonnement directement héritée de la théorie calories in / calories out : si le but est de brûler des calories, alors il faut bouger le plus possible.

En réalité, 45 minutes de tapis roulant font perdre environ 200 calories — l'équivalent d'un yaourt et demi. Ce n'est pas là que se joue la bataille métabolique.

mTOR vs AMPK : deux voies, deux objectifs

L'activité physique qui transforme durablement la santé métabolique, c'est le renforcement musculaire. Pour une raison simple : il active la voie mTOR, indispensable à la synthèse des protéines musculaires et au développement de la masse maigre. Le cardio, lui, active principalement la voie AMPK — très intéressante pour la biogenèse mitochondriale, mais inefficace pour construire du muscle.

L'endurance en zone 2 reste importante — non pas pour brûler des calories, mais pour bichonner ses mitochondries. L'idéal est d'alterner les deux types d'efforts.

Le muscle, premier capteur de glucose de l'organisme

C'est le muscle qui change la donne. Plus on en a, plus on capte le glucose efficacement, moins l'insuline a besoin d'être sécrétée en excès. Le muscle est le plus gros « capteur » de glucose de l'organisme : il le stocke sous forme de glycogène musculaire et l'utilise directement pour produire de l'énergie (ATP).

« Le muscle est l'organe de la longévité », résume la Docteure Lucas. Et la préservation de la masse musculaire est sans doute le facteur numéro un d'un vieillissement réussi. Chaque assiette, chaque séance d'entraînement devrait être pensée dans cette perspective.

Les trois grandes erreurs alimentaires qui aggravent la situation

À la lumière de ces mécanismes, certaines recommandations nutritionnelles populaires apparaissent non seulement inefficaces, mais franchement contre-productives.

La diabolisation des lipides : la plus grande supercherie nutritionnelle

C'est, selon la Docteure Lucas, « la plus grande supercherie de toute l'histoire de la nutrition ». Parce que la théorie dominante réduisait le surpoids à un excès de calories, on s'est attaqué au macronutriment le plus calorique : les lipides. Les matières grasses d'origine animale, les acides gras saturés ont été présentés comme les ennemis de la santé cardiovasculaire et du poids.

Résultat : des assiettes dépourvues d'oméga-3, d'oméga-9, d'acides gras essentiels. Or les lipides ne font pas sécréter l'insuline. Ce qui est réellement délétère, ce sont les acides gras trans industriels et les huiles végétales oxydées riches en acide linoléique (oméga-6), qui, une fois transformées, produisent des aldéhydes toxiques comme le 4-HNE, pro-inflammatoires et pro-insulinorésistance.

Quand une personne mange du fromage ou de la charcuterie de bonne qualité, le problème n'est pas le gras : c'est le pain qui l'accompagne. C'est le pain qui fait sécréter l'insuline, pas le fromage. Les lipides de bonne qualité — huile d'olive, poissons gras (sardines, maquereaux, harengs), œufs, avocat, oléagineux — doivent faire partie intégrante de l'alimentation.

Le manque de protéines : un déficit silencieux mais lourd de conséquences

On ne diabolise pas les protéines autant que les lipides, mais un mythe tenace — celui de la surcharge rénale — pousse beaucoup de personnes, et particulièrement les femmes, à ne pas en consommer suffisamment. Or aucune étude bien conduite ne montre qu'un apport normo-protéiné lèse la fonction rénale.

La recommandation officielle de 0,8 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour est un seuil minimal pour éviter la sarcopénie — la fonte musculaire pathologique — et certainement pas un optimum. Pour une santé métabolique et musculaire réelle, les apports devraient se situer au minimum à 1,2 g/kg/jour, et peuvent monter jusqu'à 2 ou 2,5 g/kg/jour selon le contexte : adolescent en croissance, femme en périménopause confrontée à la résistance anabolique, personne âgée ou sportif.

Chaque assiette devrait être construite autour de la protéine — pas autour des féculents. Protéines animales de bonne qualité en priorité (viande nourrie à l'herbe, poissons, œufs, abats), complétées éventuellement par des associations de protéines végétales.

Les régimes hypocaloriques à répétition : le piège de l'effet yoyo

Imposer un régime hypocalorique à quelqu'un dont les signaux hormonaux de faim et de satiété sont déréglés, c'est le condamner à l'échec. La personne lutte contre sa faim pendant quelques semaines ou quelques mois, puis craque, reprend tout le poids perdu — souvent avec un bonus.

La Docteure Lucas ne nie pas qu'un déficit énergétique soit nécessaire pour perdre du poids. Mais elle insiste sur une distinction fondamentale : il y a une différence abyssale entre forcer quelqu'un à manger moins alors que rien n'est corrigé dans sa biochimie, et optimiser d'abord ses climats hormonaux, son microbiote, sa thyroïde, pour que le déficit énergétique s'installe naturellement, sans lutte contre la faim.

L'objectif doit être une perte de poids saine — c'est-à-dire une perte de masse grasse avec préservation de la masse musculaire — dans des conditions soutenables sur le long terme. Sans cela, le régime n'est qu'un aller-retour vers la frustration et la reprise pondérale.

Repenser l'assiette : la hiérarchie qui change tout

Protéines d'abord, lipides ensuite, glucides en dernier

Si l'on devait résumer l'approche fonctionnelle de la nutrition en matière de santé métabolique, elle tiendrait en une hiérarchie simple.

En premier : les protéines. Chaque repas se construit autour d'une source de protéines de qualité. En deuxième : les lipides de bonne qualité, ajoutés à satiété — graisses de cuisson, poissons gras, œufs, avocat, huile d'olive, oléagineux. En troisième : les glucides, ajustés individuellement en fonction de la génétique, de l'activité physique, de la masse musculaire et de l'état métabolique de chaque personne.

Un changement de paradigme alimentaire

Cette inversion de la pyramide alimentaire traditionnelle — où les féculents constituaient la base de l'assiette — est le changement de paradigme que les professionnels de la médecine fonctionnelle défendent. Non pas parce que les glucides sont « mauvais » en soi, mais parce que leur tolérance est individuelle et que, chez la grande majorité des personnes en surpoids aujourd'hui, ils sont consommés en excès par rapport à la capacité métabolique de l'organisme.

Ce qu'il faut retenir

Il n'y a pas un surpoids, pas une obésité. Il y a autant de profils qu'il y a de personnes concernées, et chaque histoire est différente. Mais les grands mécanismes sont désormais bien identifiés : hyperinsulinisme chronique, inflammation systémique de bas grade, déséquilibre de l'écosystème intestinal, stress chronique, déficit en masse musculaire, carences en micronutriments essentiels comme la vitamine D et les oméga-3.

La bonne nouvelle, c'est que l'insulinorésistance est réversible. À condition de dépasser l'approche simpliste des calories et d'embrasser une vision fonctionnelle, globale, qui considère l'individu dans son entièreté — hormones, microbiote, génétique, mode de vie, état émotionnel.

La perte de poids n'est pas une question de volonté. C'est une question de compréhension. Et cette compréhension commence par un mot : l'insuline.

Notes de l'émission

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