Probiotiques et ballonnements : quelles souches ont été étudiées, et comment choisir la vôtre
Publié le: 06/10/2026 par:Nicholas BALON-PERIN
En bref
Vous prenez des probiotiques depuis six semaines et votre ventre gonfle toujours autant en fin de journée. Ou bien une amie a vu ses ballonnements baisser en un mois avec la même boîte, et rien ne se passe chez vous.
Des souches précises ont fait mieux que le placebo sur les scores de ballonnement. La méta-analyse la plus large a réuni 82 essais et plus de 10 000 participants, et retient un bénéfice possible de certaines souches sur les symptômes globaux, la douleur abdominale et le ballonnement (Goodoory et al., Gastroenterology, 2023). L'effet appartient à la souche, désignée par un code chiffré, et non à la famille inscrite en gros sur l'étiquette.
Ce qui se passe chez vous dépend aussi de la flore qui accueille la souche : selon les personnes, elle s'installe sur la paroi de l'intestin ou elle est refoulée (Zmora et al., Cell, 2018).
- Le repère sur l'étiquette : le code de la souche, qui renvoie à l'essai.
- Les souches étudiées sur le ballonnement : Bifidobacterium longum 35624, Lactobacillus plantarum 299v, l'association NCFM et Bi-07, Bacillus coagulans Unique IS2.
- La durée d'un essai : quatre à huit semaines dans les études, douze au plus.
- La tolérance : pas plus d'effets indésirables que sous placebo dans les essais ; l'inuline ajoutée dans certaines gélules, elle, produit du gaz en fermentant.
Pourquoi le ventre gonfle, et où un probiotique intervient-il ?
Trois étapes se succèdent.
La fermentation produit du gaz. Ce que vos enzymes n'ont pas digéré dans l'intestin grêle arrive dans le côlon, où les bactéries le fermentent et libèrent de l'hydrogène, du méthane, de l'hydrogène sulfuré. Une équipe de Nottingham l'a mesuré par IRM chez 16 volontaires sains : l'inuline, une fibre fermentescible, augmente fortement le volume de gaz dans le côlon (Murray et al., American Journal of Gastroenterology, 2014).
La distension est perçue plus fort chez certains. La même équipe a fait boire du glucose, du fructose ou de l'inuline à 29 personnes vivant avec un syndrome de l'intestin irritable et à 29 témoins. Les patients ont déclaré des symptômes bien plus souvent, alors que leur production de gaz et leur hydrogène expiré ne différaient pas de ceux des témoins (Major et al., Gastroenterology, 2017). C'est l'hypersensibilité viscérale, mesurée dès 1995 (Mertz et al., Gastroenterology, 1995).
La sensation et le tour de taille ne vont pas toujours ensemble. Chez 50 patients suivis 24 heures, tous rapportaient plus de ballonnement que les témoins, mais une distension mesurable n'apparaissait que chez 48 % d'entre eux (Houghton et al., Gastroenterology, 2006). Le lien entre douleurs abdominales, ballonnements et microbiote se lit sur ces deux plans.
La quantité de sucres fermentescibles qui arrive dans le côlon dépend de l'assiette. Un probiotique, lui, agit sur les espèces qui fermentent : c'est l'hypothèse que testent les essais décrits plus bas.
Qu'est-ce qu'un probiotique, et comment lire son nom ?
Un probiotique est un micro-organisme vivant administré en quantité suffisante pour produire un effet. Son nom complet comporte trois niveaux : le genre (Bifidobacterium), l'espèce (longum) et la souche, un code chiffré (35624). C'est la souche qui porte l'effet mesuré dans un essai, et c'est le code qui permet de retrouver cet essai. Nous avons détaillé ce qu'est un probiotique et comment en choisir un dans un article à part.
Un exemple montre pourquoi le code compte. La souche 35624 a longtemps été vendue sous le nom de Bifidobacterium infantis. Le séquençage de son génome l'a reclassée en Bifidobacterium longum sous-espèce longum (Altmann et al., PLoS One, 2016). Deux boîtes peuvent donc porter deux noms d'espèce différents pour la même souche, et le code reste le même.
Quelles souches de probiotiques ont été étudiées sur les ballonnements ?
Les références ci-dessous concernent des souches, avec leur code, et non des produits du commerce.
- **Bifidobacterium longum 35624.** Un essai a réparti 362 femmes vivant avec un syndrome de l'intestin irritable entre un placebo et plusieurs doses, pendant quatre semaines. L'une des doses a fait mieux que le placebo sur la douleur abdominale, sur le score global, et aussi sur le ballonnement, le transit et l'émission de gaz (Whorwell et al., American Journal of Gastroenterology, 2006). Elle a aussi fait mieux que les autres doses de la même bactérie : le nombre de bactéries annoncé sur une boîte ne suffit pas à prévoir l'effet.
- **Lactobacillus plantarum 299v.** Un essai en double aveugle a suivi 214 patients pendant quatre semaines, une gélule par jour contre placebo. La douleur était moins forte et moins fréquente sous probiotique, avec une amélioration comparable du ballonnement, et 78,1 % des patients ont jugé l'effet excellent ou bon, contre 8,1 % sous placebo (Ducrotté et al., World Journal of Gastroenterology, 2012).
- *L'association Lactobacillus acidophilus* NCFM et Bifidobacterium lactis Bi-07.** Soixante patients ont reçu cette association ou un placebo pendant huit semaines. Le ballonnement, critère de l'essai, s'est amélioré dans le groupe probiotique à quatre et à huit semaines (Ringel-Kulka et al., Journal of Clinical Gastroenterology, 2011).
- **Bacillus coagulans Unique IS2.** Une méta-analyse de février 2026 a réuni les essais contre placebo souche par souche. Sur le ballonnement pris comme résultat à part, Bacillus coagulans Unique IS2 réduit la sévérité du ballonnement sur deux essais concordants, la seule souche du travail à le faire sur ce critère ; réunis, les essais de 35624 et de 299v ne permettent pas de conclure sur le ballonnement (Maslennikov et al., Journal of Clinical Medicine, 2026). Une comparaison indirecte de 43 essais avait déjà placé Bacillus coagulans en tête des espèces sur le ballonnement (Zhang et al., Frontiers in Cellular and Infection Microbiology, 2022).
La même méta-analyse de 2026 retient cinq souches dont les essais montrent une amélioration des symptômes principaux chez des personnes vivant avec un syndrome de l'intestin irritable, dont B. longum 35624, L. plantarum 299v et B. coagulans Unique IS2 (Maslennikov et al., 2026). Une revue antérieure de 53 essais arrivait au même constat : ce sont des associations, des espèces et des souches précises qui ont un effet sur les symptômes globaux et la douleur (Ford et al., Alimentary Pharmacology & Therapeutics, 2018).
Les recommandations françaises de 2024 posent le même principe : seules les souches dont l'efficacité a été démontrée dans des essais contre placebo peuvent être recommandées. Elles nomment celles qui sont disponibles en France : Bifidobacterium longum 35624, Lactobacillus plantarum 299v (DSM 9843), Bifidobacterium bifidum MIMBb75, et l'association de Pediococcus acidilactici CECT 7483 avec Lactobacillus plantarum CECT 7484 et CECT 7485, documentée sur la qualité de vie et l'anxiété liée aux symptômes digestifs (Sabaté, POST'U FMC-HGE, 2024).
Pourquoi un probiotique marche-t-il chez l'un et pas chez l'autre ?
Parce que la souche ne trouve pas le même accueil d'une personne à l'autre.
Une équipe israélienne a regardé ce qui se passe dans l'intestin quand on avale une association de onze souches. Les chercheurs ont prélevé la muqueuse par endoscopie, avant et pendant la prise, chez des volontaires en bonne santé. Les souches survivent au passage digestif. Elles s'installent sur la muqueuse chez certaines personnes et sont refoulées chez d'autres, selon la personne, le segment d'intestin et la souche, et cette résistance était associée à des caractéristiques propres au microbiote de chacun. Leur présence dans les selles ne disait pas ce qui se passait sur la paroi, et l'effet sur la communauté bactérienne locale était transitoire et propre à chaque individu (Zmora et al., Cell, 2018).
Une boîte qui fonctionne chez votre voisine et pas chez vous ne veut donc pas dire que l'une de vous deux a mal fait : vos flores ne partent pas du même point. Et l'effet tient pendant la prise, parce qu'il s'agit d'un passage plutôt que d'une installation définitive.
Décrire votre flore avant l'essai, la comparer après
Le séquençage de vos selles montre la diversité de votre flore et la part de vos familles de protection et de fermentation. Le prélèvement se fait chez vous, le rapport arrive dans votre espace client.
Découvrir l'analyse du microbioteUn probiotique peut-il donner des gaz ?
La crainte est fréquente, et deux niveaux de réponse existent.
Au niveau des essais, non. L'analyse groupée de 55 essais ne trouve pas plus d'effets indésirables sous probiotique que sous placebo (Goodoory et al., 2023). L'essai sur 362 femmes ne rapporte aucun effet indésirable grave (Whorwell et al., 2006), et les recommandations françaises relèvent peu de problèmes de tolérance (Sabaté, 2024).
Dans la gélule, regardez ce qui accompagne la souche. Beaucoup de compléments ajoutent un prébiotique destiné à nourrir les bactéries, le plus souvent de l'inuline ou des fructo-oligosaccharides. L'inuline a fortement augmenté le volume de gaz colique dans l'étude par IRM (Murray et al., 2014), et c'est elle qui a déclenché des symptômes chez le plus grand nombre de patients dans l'essai de Nottingham, 13 sur 29 (Major et al., 2017). Une gélule qui en contient apporte à la fois des bactéries et une fibre fermentescible. Lire la liste complète des ingrédients, et pas seulement celle des souches, change la lecture d'une boîte. Les causes des gaz intestinaux sont détaillées dans un article dédié.
Combien de temps essayer une souche, et comment juger du résultat ?
Les essais publiés durent de quatre à huit semaines (Sabaté, 2024). Les recommandations britanniques jugent raisonnable d'essayer un probiotique jusqu'à douze semaines, et de l'arrêter sans amélioration (Vasant et al., Gut, 2021). Les recommandations françaises demandent de tester une souche dans les mêmes conditions que l'étude publiée, puis de la poursuivre en cas de bénéfice (Sabaté, 2024).
Quatre repères rendent l'essai lisible :
- Une souche à la fois. Avec deux produits en même temps, un résultat ne s'attribue à aucun des deux.
- Le code de la souche, relevé avant l'achat. C'est lui qui renvoie à l'essai.
- Un score noté chaque soir. Une note de ballonnement de 0 à 10, la semaine avant de commencer, puis pendant l'essai. Les essais mesurent ainsi, la mémoire beaucoup moins bien.
- Rien d'autre qui change en même temps. Commencer un probiotique le jour où l'on retire le pain et les légumineuses rend le résultat difficile à lire.
Faire le point sur vos ballonnements
Ballonnements, gaz, transit qui varie : quelques questions sur ce que vous ressentez au quotidien, pour savoir par quelle analyse commencer.
Répondre au questionnaireFaut-il nourrir les bactéries présentes plutôt qu'en ajouter ?
Les deux gestes se complètent. Un probiotique ajoute des bactéries à un écosystème déjà très peuplé, et son effet dure le temps de la prise (Zmora et al., 2018). Nourrir les espèces déjà présentes agit sur la durée, et nous avons décrit la façon dont les probiotiques influencent la flore intestinale dans un article dédié.
Nourrir les bactéries veut dire apporter des fibres fermentescibles, la catégorie d'aliments dont le rôle sur le gaz colique est décrit plus haut. Sur un côlon sensible, on les augmente donc par paliers. Ce qu'il y a dans l'assiette se règle en parallèle : voir l'article que nous avons consacré à l'alimentation et à l'intestin irritable.
Ce que votre analyse vous apprend
Avant d'ajouter des bactéries, il est utile de savoir lesquelles sont déjà là. L'analyse du microbiote intestinal de Symp part d'un prélèvement de selles réalisé chez vous et lu par séquençage 16S en laboratoire. Votre rapport arrive dans votre espace client, chaque marqueur expliqué en français courant.
Votre point de départ. La diversité de votre flore et la part de chaque famille, telles qu'elles sont chez vous aujourd'hui, avant de commencer une souche.
Ce qui protège. Vos familles de protection, dont Faecalibacterium prausnitzii, décrite comme une bactérie aux propriétés anti-inflammatoires (Sokol et al., PNAS, 2008).
Ce qui fermente. Vos familles de fermentation, celles qui transforment les fibres et les sucres qui arrivent dans le côlon.
Votre plan d'action. Des recommandations sur l'alimentation et les compléments alimentaires utiles dans votre cas, classées par ordre de priorité. Notre comité scientifique encadre l'interprétation.
Un avant / après. Refaire l'analyse après quelques mois de changements permet de comparer deux profils mesurés de la même façon, et de voir ce qui a bougé.
Un rapport à apporter à votre praticien. Votre médecin, votre gastro-entérologue ou votre diététicien peut lire les mêmes données que vous, à côté de votre carnet d'essai.
Savoir ce qu'il y a chez vous avant d'ajouter une souche
Votre rapport explique chaque marqueur en français courant et se termine par un plan d'action sur l'alimentation et les compléments alimentaires utiles dans votre cas. Notre comité scientifique encadre l'interprétation.
Commander l'analyseSymp ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas une consultation médicale.
FAQ
Les probiotiques sont-ils efficaces contre les ballonnements ?
Certaines souches ont fait mieux que le placebo sur le ballonnement : Bifidobacterium longum 35624 sur 362 femmes en quatre semaines (Whorwell et al., 2006), Lactobacillus plantarum 299v sur 214 patients (Ducrotté et al., 2012), l'association L. acidophilus NCFM et B. lactis Bi-07 sur 60 patients en huit semaines (Ringel-Kulka et al., 2011). Quand les essais sont réunis souche par souche, seul Bacillus coagulans Unique IS2 réduit la sévérité du ballonnement, sur deux essais concordants (Maslennikov et al., 2026).
Quel probiotique choisir pour les ballonnements ?
Une souche qui a un essai contre placebo, repérée par son code chiffré. Les recommandations françaises de 2024 nomment celles disponibles en France : Bifidobacterium longum 35624, Lactobacillus plantarum 299v, Bifidobacterium bifidum MIMBb75, et l'association Pediococcus acidilactici CECT 7483 avec Lactobacillus plantarum CECT 7484 et CECT 7485, documentée sur la qualité de vie (Sabaté, 2024). Sur le ballonnement pris seul, Bacillus coagulans Unique IS2 est la souche dont les essais réunis réduisent la sévérité, dans la méta-analyse de 2026 (Maslennikov et al., 2026). La question à poser devant une boîte : sur quel symptôme cette souche a-t-elle été testée ?
Combien de temps faut-il prendre un probiotique avant de voir un effet ?
Les essais publiés durent de quatre à huit semaines (Sabaté, 2024). Les recommandations britanniques jugent raisonnable d'essayer jusqu'à douze semaines et d'arrêter sans amélioration (Vasant et al., 2021).
Les probiotiques peuvent-ils donner des gaz ou aggraver les ballonnements ?
L'analyse groupée de 55 essais ne trouve pas plus d'effets indésirables sous probiotique que sous placebo (Goodoory et al., 2023). Ce qui produit du gaz, c'est le prébiotique souvent ajouté dans la gélule : l'inuline augmente fortement le volume de gaz colique (Murray et al., 2014) et déclenche des symptômes chez une partie des patients (Major et al., 2017).
Pourquoi un probiotique marche-t-il chez une personne et pas chez une autre ?
Parce que la souche s'installe sur la paroi de l'intestin chez certaines personnes et est refoulée chez d'autres, selon des caractéristiques propres à leur microbiote. L'effet observé sur la flore est transitoire et propre à chaque individu (Zmora et al., Cell, 2018, chez des volontaires en bonne santé).
Références scientifiques
Goodoory VC, Khasawneh M, Black CJ, Quigley EMM, Moayyedi P, Ford AC. Efficacy of Probiotics in Irritable Bowel Syndrome: Systematic Review and Meta-analysis. Gastroenterology 2023;165(5):1206-1218. PMID 37541528.
Maslennikov R, Gosteeva E, Ananeva V, et al., Ivashkin V. Strain-Specific Systematic Review with Meta-Analysis of Probiotics Efficacy in the Treatment of Irritable Bowel Syndrome. J Clin Med 2026;15(3):1152. PMID 41682832.
Whorwell PJ, Altringer L, Morel J, et al., Quigley EM. Efficacy of an encapsulated probiotic Bifidobacterium infantis 35624 in women with irritable bowel syndrome. Am J Gastroenterol 2006;101(7):1581-1590. PMID 16863564.
Altmann F, Kosma P, O'Callaghan A, et al., O'Mahony L. Genome Analysis and Characterisation of the Exopolysaccharide Produced by Bifidobacterium longum subsp. longum 35624. PLoS One 2016;11(9):e0162983. PMID 27656878.
Ducrotté P, Sawant P, Jayanthi V. Clinical trial: Lactobacillus plantarum 299v (DSM 9843) improves symptoms of irritable bowel syndrome. World J Gastroenterol 2012;18(30):4012-4018. PMID 22912552.
Ringel-Kulka T, Palsson OS, Maier D, et al., Ringel Y. Probiotic bacteria Lactobacillus acidophilus NCFM and Bifidobacterium lactis Bi-07 versus placebo for the symptoms of bloating in patients with functional bowel disorders. J Clin Gastroenterol 2011;45(6):518-525. PMID 21436726.
Zhang T, Zhang C, Zhang J, Sun F, Duan L. Efficacy of Probiotics for Irritable Bowel Syndrome: A Systematic Review and Network Meta-Analysis. Front Cell Infect Microbiol 2022;12:859967. PMID 35433498.
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Sabaté JM. Y-a-t-il une place pour les probiotiques dans la prise en charge du syndrome de l'intestin irritable (SII) ? POST'U 2024, FMC-HGE (fmcgastro.org).
Vasant DH, Paine PA, Black CJ, et al., Ford AC. British Society of Gastroenterology guidelines on the management of irritable bowel syndrome. Gut 2021;70(7):1214-1240. PMID 33903147.
Zmora N, Zilberman-Schapira G, Suez J, et al., Elinav E. Personalized Gut Mucosal Colonization Resistance to Empiric Probiotics Is Associated with Unique Host and Microbiome Features. Cell 2018;174(6):1388-1405.e21. PMID 30193112.
Murray K, Wilkinson-Smith V, Hoad C, et al., Spiller RC. Differential effects of FODMAPs on small and large intestinal contents in healthy subjects shown by MRI. Am J Gastroenterol 2014;109(1):110-119. PMID 24247211.
Major G, Pritchard S, Murray K, et al., Spiller R. Colon Hypersensitivity to Distension, Rather Than Excessive Gas Production, Produces Carbohydrate-Related Symptoms in Individuals With Irritable Bowel Syndrome. Gastroenterology 2017;152(1):124-133.e2. PMID 27746233.
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Sokol H, Pigneur B, Watterlot L, et al. Faecalibacterium prausnitzii is an anti-inflammatory commensal bacterium identified by gut microbiota analysis of Crohn disease patients. PNAS 2008;105(43):16731-16736. PMID 18936492.
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