Analyse des parasites intestinaux
Publié le: 08/06/2026 par:Kenza Mirouh
Pourquoi analyser son microbiote ?
Votre microbiote intestinal joue un rôle central dans votre digestion, votre immunité et votre bien-être général. Quand son équilibre est perturbé, cela peut se traduire par des inconforts digestifs ou inflammatoires qui s'installent dans la durée.
Analyser votre microbiote permet d'identifier ces déséquilibres biologiques pour agir avec des recommandations personnalisées, plutôt qu'à l'aveugle. L'analyse explore la composition de votre écosystème intestinal : vos bactéries de protection, de fermentation et d'inflammation, ainsi que la présence éventuelle de levures.
La détection des parasites vient compléter ce tableau, pour une vision plus complète de ce qui se passe réellement dans votre intestin.
Les parasites : un sujet à remettre à sa juste place
Le discours sur les parasites est souvent très tranché : ils seraient tous nocifs et devraient tous être éliminés. La réalité est plus nuancée.
Beaucoup de personnes hébergent des parasites sans ressentir le moindre inconfort. Certains protozoaires, comme le Blastocystis hominis, sont même fréquemment associés à un microbiote plus diversifié. Un résultat positif ne signifie donc pas automatiquement qu'un parasite est à l'origine de vos inconforts : c'est l'ensemble de votre situation qui permet d'en évaluer la signification.
C'est pourquoi, chez Symp, les parasites ne sont jamais regardés isolément. Ils s'intègrent dans un bilan global du microbiote, aux côtés des bactéries, des levures et de l'impact du stress via l'axe intestin-cerveau.
Explorez votre microbiote
La recherche de parasites est une option de l'analyse du microbiote, réalisée sur le même prélèvement. Commencez par le questionnaire pour découvrir les analyses adaptées à votre situation
Découvrir l'analyse du microbioteProtozoaires et helminthes : de quoi parle-t-on ?
Sous le mot "parasites", on regroupe en réalité deux familles très différentes.
Les protozoaires sont des organismes microscopiques unicellulaires. Certains peuvent s'installer dans l'intestin et provoquer des inconforts comme des diarrhées, des douleurs abdominales ou des ballonnements. Beaucoup de personnes les hébergent toutefois sans rien ressentir. Ils ne se transmettent pas uniquement lors de voyages : certains sont présents partout, y compris sous nos latitudes.
Les helminthes sont des vers qui peuvent s'installer dans l'intestin et y vivre parfois de longues années. Leur relation avec l'organisme est complexe : certains provoquent des inconforts digestifs, cutanés ou généraux, d'autres restent totalement silencieux, et certains entretiennent même une relation ambivalente avec le système immunitaire. Leur présence mérite donc une évaluation individualisée plutôt qu'une réponse automatique dans un sens ou dans l'autre.
Comment se déroule la détection ?
La détection repose sur des techniques modernes de biologie moléculaire (PCR), qui permettent une identification précise des espèces présentes dans vos selles.
Aucun prélèvement supplémentaire n'est nécessaire : la recherche de parasites se fait à partir du même échantillon que votre analyse du microbiote, prélevé chez vous et renvoyé au laboratoire dans l'enveloppe prépayée. Vos résultats sont ensuite interprétés à la lumière de l'expertise de notre comité scientifique.
Faire l'analyse des parasites
Au travers de l'analyse de selle des microbiotes, recherchez la présence de parasites. Commencez par répondre au questionnaire et ensuite commandez votre analyse à domicile.
Démarrer le questionnaireCe que cette analyse recherche
Nous regardons l'ensemble des protozoaires et des helminthes intestinaux les plus pertinents.
Protozoaires :
- Dientamoeba fragilis : fréquemment retrouvé dans les selles. La plupart des personnes ne ressentent rien, mais il peut provoquer des inconforts digestifs persistants chez certaines.
- Blastocystis hominis : très souvent détecté sans provoquer aucun trouble. Son rôle fait encore l'objet de discussions entre spécialistes.
- Entamoeba histolytica : peut rester silencieux ou provoquer une inflammation du côlon. La PCR permet de le distinguer d'une espèce voisine inoffensive, Entamoeba dispar.
- Giardia lamblia : le parasite intestinal le plus courant sous nos latitudes. Peut perturber la digestion de certains aliments, notamment les laitages.
- Cryptosporidium spp. : se transmet surtout par l'eau ou les aliments contaminés. Évolue généralement favorablement en quelques jours chez une personne en bonne santé.
- Cyclospora cayetanensis : surtout présent en régions tropicales, parfois retrouvé via des aliments importés. Peut provoquer une diarrhée qui dure plusieurs semaines.
Helminthes :
- Trichuris trichiura : se transmet par ingestion d'œufs présents dans la terre ou des aliments mal lavés. Les inconforts apparaissent surtout en cas d'infection importante.
- Ascaris lumbricoides : l'un des vers intestinaux les plus répandus dans le monde. Durant sa migration, il peut provoquer des signes respiratoires avant de s'installer dans l'intestin.
- Enterobius vermicularis (Oxyures) : petits vers très contagieux, surtout chez les enfants, transmis facilement par les mains. Signe caractéristique : démangeaisons anales nocturnes.
- Ankylostome : pénètre par la peau, notamment au contact d'un sol contaminé, puis s'installe dans l'intestin grêle. Une infection prolongée peut entraîner une anémie.
- Taenia spp. (Ténia) : s'acquiert par de la viande de bœuf ou de porc insuffisamment cuite. Peut vivre plusieurs années dans l'intestin, parfois sans signe.
- Hymenolepis nana (Ténia nain) : peut se réinfecter lui-même au sein du même organisme, ce qui peut conduire à des infections prolongées.
- Strongyloides stercoralis : peut se reproduire dans l'organisme et persister pendant des dizaines d'années, parfois sans aucun signe.
- Enterocytozoon bieneusi (Microsporidie) : souvent présent sans provoquer de signe chez une personne en bonne santé. Surtout en cause lorsque le système immunitaire est affaibli.
À qui s'adresse cette option ?
La recherche de parasites n'est pas la première piste à explorer face à des troubles digestifs chroniques, mais certaines situations la rendent pertinente :
- des diarrhées qui durent depuis plusieurs semaines ou mois, parfois par cycles (périodes d'amélioration puis rechutes)
- des douleurs abdominales récurrentes
- un voyage récent dans une zone à risque
- pour les helminthes, des signes plus discrets : ballonnements persistants, manifestations cutanées (démangeaisons, urticaire), perte de poids inexpliquée ou anémie
Si vous vous reconnaissez dans ces situations, il peut être utile d'explorer votre équilibre digestif dans sa globalité, en incluant le microbiote bactérien, les levures et l'impact du stress.
Questionnaire des analyses
Remplissez le questionnaire pour savoir quelles analyses faire !
Faire le questionnaireQuestions fréquentes
Faut-il un prélèvement séparé pour les parasites ?
Non. La recherche de parasites se fait à partir du même échantillon que votre analyse du microbiote. Vous n'avez rien à faire de plus.
Un résultat positif signifie-t-il que le parasite est responsable de mes inconforts ?
Pas nécessairement. De nombreuses personnes hébergent des parasites sans aucun inconfort. C'est l'ensemble de votre situation, et non le seul résultat, qui permet d'en évaluer la signification.
La détection est-elle fiable ?
Oui. Elle repose sur des techniques PCR, réalisées en laboratoire selon des normes de qualité élevées, et les résultats sont interprétés par notre comité scientifique.
En combien de temps ai-je mes résultats ?
Une fois votre échantillon reçu par le laboratoire, vous obtenez vos résultats en 3 à 4 semaines.
Références scientifiques
Audebert C. et al. (2016). Prevalence of intestinal parasites in adults from France. International Journal of Infectious Diseases.
Tito R.Y. et al. (2019). Blastocystis and the gut microbiome. Nature Reviews Gastroenterology & Hepatology.
Beghini F. et al. (2017). Large-scale analyses of human microbiomes reveal thousands of small, novel genes and their predicted functions. Gut.
Stensvold C.R. & Clark C.G. (2016). Current status of Blastocystis: A personal view. Parasitology International.
Stark D. et al. (2014). Comparison of PCR versus traditional diagnostic methods for detection of Blastocystis. Journal of Clinical Microbiology.
Verweij J.J. et al. (2010). Multiplex detection of gastrointestinal parasites. Journal of Clinical Microbiology.
Escobedo A.A. et al. (2016). Giardia and giardiasis. Acta Tropica.
Greaves D. et al. (2013). Strongyloides stercoralis: the ghost worm. BMJ.
Cryan J.F. et al. (2019). The Microbiota-Gut-Brain Axis. Physiological Reviews.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif et éducatif. Elles ne remplacent pas un avis médical. Les analyses Symp identifient des déséquilibres biologiques et ne constituent pas un dispositif médical visant à diagnostiquer ou traiter des maladies.
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Symp est une entreprise belge dont la mission est de vous aider à comprendre l'origine de vos inconforts chroniques et spécifique pour le colon irritable
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